LE MERULE, son développement, le traitement curatif.
Il lui faut quatre conditions pour exister :

- Humidité
- Obscurité
- Abscence de ventilation
- Bois
Ce champignon s’attaque aux boiseries qui deviennent aussi fragiles que du carton.
Sous forme cotoneuse, la mérule est capable de produire sa propre eau à partir de l’air ambiant.
Considéré comme le pire ennemi des habitations, il est capable de traverser des maçonneries et de faire éclater de nombreux matériaux et enduits.
Très courant, on le rencontre tant dans les bâtiments anciens que neufs.
D'autres noms pour le mérule ?
Noms courants : Mérule, champignon des maisons, pourriture sèche
Nom scientifique : Serpula Lacrymans
Surnoms : cancert des maisons, champignon de la mort (usa)
La mérule ou le mérule ?
Les deux se disent.
A l'origine, appelé la mérule, il est très souvent appelé champignon des maisons d'où la dérive vers le mérule qui est le plus employé.
Les besoins de la mérule :
- Du bois
- Un taux d’humidité très bas de 28 % à 40 %
- Une température d’une vingtaine de degrés Celsius
Les agents accentuant la croissance du mérule :
- Le confinement, le manque de ventilation
- Un peu de lumière pour sa forme cotonneuse (fructification)
- L’eau de javel, l’ammoniaque qui favorisent sa croissance

Départ : Une spore (graine minuscule aussi petite qu’une poussière) se dépose sur une partie en bois après avoir été transporté par le vent, la pluie, nos chaussures, nos vêtements, des animaux, des matériaux …
Le bois de départ sera un résineux, sur lequel la mérule développera ses rizomorphes (filaments blanchâtres) afin de pomper l’eau dont elle a besoin.
Ensuite, il contaminera tous types de bois y compris le chêne pourtant très résistant.
Les boiseries attaquées deviennent molles, un aspect de cubes (comme brûlé) est possible.


Croissance : Les rizomorphes sont de véritables tuyaux de canalisation.
L’eau récoltée est acheminée jusqu’aux zones les plus éloignées par ces filaments minuscules de l’ordre de 10 mm à 6 mm de diamètre.
Ce réseau permet à la mérule de proliférer sur des zones totalement sèches et saines.
Capables de traverser les maçonneries, ces cordonnets permettent à la mérule de contaminer des pièces séparées par des murs de la zone de départ.
Les rizomorphes pénètrent et apportent de l’eau à l’intérieur du bois qui s’humidifie et se décompose.
Leur enchevêtrement peut ressembler à une toile d’araignée.

Développement : Les filaments s'épaississent pour devenir de petites ficelles.
Les cordons du mérule s'épaississent tant, qu'ils se mélangent et finissent par se confondre pour former un tapis blanc.
Une masse cotonneuse se forme dont l'apparance et la consistance ressemble à du coton blanc.
Au départ de faible épaisseur, le mérule s'épaissi pour atteindre une épaisseur de plusieurs centimètres.
Vous pouvez consulter l'interview de M. VANHOORDE faite par le magazine "LE POINT" : Interview de Aqua-Control sur les dangers et les traitements du mérule

Expension : La forme cotonneuse prend une couleur jaunâtre en surface.
Le début de création de spores est responsable de ce changement de couleur du mérule.
Le champignon commence à développer des spores.
A ce stade, les spores ne sont pas viables, elles sont en formation.
Le mérule amène tant d'eau sur cette zone que des goutellettes d'eau peuvent apparaitre à la surface de la masse cotonneuse et parfois en très grande quantité.

Reproduction : La forme cotonneuse prend une couleur rouille, orangée ou marron en son centre.
Cette coloration correspond aux spores qui atteignent le stade final.
La zone s’étend vers la périphérie en laissant généralement une bande blanche sur le pourtour.
Le mérule continue de s'étendre via cette zone blanche.
Sur la photo de ce mérule, la plinthe très fragilisée se tord sur elle même tant le bois est devenu faible et cassant

Destruction :
La solidité du bois vient de la cellulose qui le constitue.
Les boiseries sont consommées par les ryzomorphes et la masse compacte appelée mycélium tout comme les ryzomorphes.
Il n'est pas rare de voir le mérule consommer le bois par l'intérieur sans trace sur la surface.
Le signe extérieur de destruction est la pouriture cubique.
L'aspect du bois ressemble à de petits cubes tels le charbon de bois pour barbecue.
Nous avons pu constater qu'une poutre de chêne de plus de 50 cm d'épaisseur pouvait être détruite aisément à la main.
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