Découvertes par Léonard de Vinci, les remontées capillaires sont la capacité de l’eau à remontées contre l’attraction de l’apesanteur dans un matériaux.
Un liquide est capable de remonter dans un tube de 3 mm de diamètre maximum par simple contact avec sa surface.
Les tubes de section fines permettant ce phénomène sont appelés des capillaires.
Ce phénomène d'élévation du niveau du liquide dans un tube de section fine est la capillarité.
Plus les tubes sont fins, plus l’eau sera capable de remonter.
Il en est de même avec les minuscules canaux existant dans les matériaux.
L’eau est alors capable de pénétrer et de remonter dans les matériaux sur une hauteur variable en fonction de la section des canaux et des capillarités qui le composent et de la porosité des matériaux.
La porosité se caractérise par le rapport du volume des vides par le volume total.
La porosité ouverte permet la pénétration des liquides via les canaux capillaires.
On parlera de porosité fermée lorsque les cavités et les vides n’ont pas de contact entre eux et empêche la diffusion de liquide.
La perméabilité est la capacité d’un matériaux à se laisser traversé par un liquide sous l’effet d’une pression.
Cette pénétration dépendra du matériaux (porosité, perméabilité, tailles des vides, composition) et du liquide, plus le liquide est fluide plus il passera facilement, plus il est visqueux (coefficient de viscosité) plus il aura de la difficulté à se déplacer.
Un matériaux est plus ou moins « mouillable », on parle alors de coefficient de mouillage ou de mouillabilité.
Certains matériaux sont hydrophobes (le goudron) et rejettent l’eau, d’autres sont mouillable et absorbent rapidement l’eau telles que les briques.
La hauteur des remontées capillaires dépend de :
- La porosité
- La granulométrie
- Les canaux entre les pores (cavités) et les vides
- Les vides et leur forme
- La pression exercée par le liquide
- La viscosité du liquide
La majorité des remontées capillaires est due à un terrain très humide ou une nappe phréatique.
Les fondations du mur baignent dans une zone très humide ou directement dans l’eau, cette eau remonte alors dans le mur et les revêtements (enduits, plâtres …) selon les phénomènes de capillarité expliqués précédemment.
Plus les matériaux entourant ou recouvrant un mur sont étanches, moins l’eau pour s’échapper par évaporation et plus les remontées capillaires seront importantes et hautes.
Ainsi, un mur humide recouvert de carrelage ou de peinture étanche verra les remontées d’eau deux fois plus hautes qu’un mur nu.
De même, un mur humide bordé par un trottoir en bitume sera plus touché par les remontées capillaires qu’un mur bordé par de la terre, cette dernière favorisant l’évaporation de l’eau et limitant les remontées d’humidité.
La hauteur atteinte par l’eau lors de remontées capillaires dépendra de la capacité du matériaux à absorber cette eau et de sa capacité à la laisser s’évaporée.
Ce niveau maximum est souvent très net et visible de par les dégradations sur les matériaux qui font des « vagues » sur le mur.
Une zone exposé au soleil chauffera, la chaleur favorisant l’évaporation, le niveau maximum atteint par les remontées d’eau dans le mur sera réduit sur la hauteur.
Une façade non exposée au soleil, située plein nord ou ombragée par des arbres sera touchée par des traces d’humidité plus importantes.
Les remontées capillaires n’atteignent pas que les murs, les dalles intérieur et extérieures de nos maisons sont également pénétrées par l’eau par le simple contact avec le sol.
Les fissures favorisent fortement les pénétration d’eau dans les murs.
La hauteur des remontées capillaires peut varier en fonction de la saison et de la météo.
Ainsi les périodes hivernales sont plus propices à l’accentuation de l’humidité des murs car les pluies sont plus fréquentes et abondantes et le niveau des nappes phréatiques plus élevé et le soleil étant plus frileux et la température plus basse diminuent la capacité d’évaporation.
Selon le climat et la période, les traces visibles de l’humidité montante telles que les auréoles et autres traces d’humidité ou d’eau peuvent disparaître en laissant penser que le problème est résolu pour réapparaître des semaines ou des mois plus tard si rien n’est fait pour le traitement des désordres.
Les murs de fondations sont plus sujet que les murs intérieurs au remontées d’eau par capillarité car ils descendent plus profondément dans le sol.
La pose de drains pour le drainage des eaux aux abords de la construction permet de limiter les infiltrations d’eau par capillarité mais est généralement insuffisante.